Le lecteur de cadavres – Antonio Garrido

Quelle belle découverte que Le lecteur de cadavres ! Typiquement, il s’agit ici d’un livre que je n’aurais jamais découvert sans le club de lecture car les romans ayant attrait à la culture me font un peu peur. Heureusement, le style de l’auteur est très accessible, et on est rapidement plongé au cœur de la vie de Ci Song, un jeune homme modeste vivant au temps de la Chine impériale du XIIIe siècle. L’auteur, Antonio Garrido, est espagnol et a fait de nombreuses recherches pour donner à ce roman toute sa puissance et sa véracité historique. Si au début on peut avoir l’impression que l’histoire a du mal à se mettre en route, qu’on s’attarde longuement sur la vie personnel de Ci, on s’aperçoit plus tardivement que chaque étape était essentielle au bon déroulement de l’intrigue, car oui, ce roman est une intrigue policière.

Reprenons donc, nous rencontrons Ci qui est de retour dans son village natal avec l’ensemble de sa famille. Toute la famille est hébergée par son frère aîné, et Ci doit aider aux récoltes. Il se souvient avec nostalgie des temps peu lointain où sa famille vivait à Lin’an, et où il étudiait à l’université tout en travaillant comme assistant aux côtés du juge Feng à l’investigation de crimes et de litiges. C’est suite à la mort de son grand-père que son père avait décidé de quitter subitement son poste à l’administration de Lin’an, forçant sa famille à retourner au village.

C’est en travaillant à rizière de son frère que Ci découvre un cadavre. Dès lors, les choses vont s’accélérer et se gâter pour le jeune homme. Le juge Feng vient lui rendre visite, et accepte de l’aider à résoudre le crime. Malheureusement, pour Ci et sa famille, son frère est accusé coupable et avoue suite à de nombreuses tortures. Le basculement commence pour Ci. Peu de temps après, leur maison brûle et ses parents périssent. Seule sa jeune sœur malade survit. Sans argent, le jeune homme quitte la ville avec sa sœur sous le bras pour retourner à Lin’an. Sans le sous, il sera amené à faire des choix qui le conduiront à devenir fossoyeur dans « les champs de la mort ». Remarqué pour ses talents dans l’élucidation des causes de décès, il est accepté à l’Académie Ming. Assidu et acharné de travail, sa renommée l’amène à enquêter sur une série d’assassinats pour le compte de l’Empereur.

Comme déjà expliqué, l’enquête met du temps à se mettre en place, mais les choses s’accélèrent lors des 300 dernières pages du roman. L’intrigue est brillamment menée et on ne s’ennuie pas au long de notre lecture. Ayant hautement apprécié ce livre, je pense me laisser tenter par d’autres romans de cet auteur.

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