Dans mes yeux -Amanda Sthers & Johnny Hallyday

Quel joli titre que Dans mes yeux ! On pourrait croire à un beau roman d’amour ou à une belle histoire de vie pleine de profondeur et de richesse qui nous transcende. Que nenni ! Nous sommes ici face à la biographie du célébrissime Johnny Hallyday.  Alors pour tout avouer, je n’ai jamais été une fan inconditionnelle de Johnny. J’aime certaines de ses chansons datant des années yéyés, soit environ cinq morceaux, et ça s’arrête là. Manque de chance, ou plutôt club de lecture oblige, j’ai du me plonger dans sa biographie qui, désolée de le dire, est assez pauvre. Déjà, 146 pages : on est d’accord, c’est court (bon ok, tant mieux). Le problème, c’est qu’on ne découvre rien de plus que ce qu’on a déjà découvert en regardant l’un des multiples reportages télé qu’on a vu sur la vie de l’artiste. Son enfance, son père qui l’abandonne, son éducation faite par sa tante, ses débuts de chanteur, son mariage avec Sylvie, puis Nathalie (quoi que ma mémoire me joue des tours, ont-ils été mariés ?), puis enfin Laëtitia, ses doutes en tant qu’artiste, sa vie de patachon, tout y passe sans pour au tant rentrer dans les détails et nous toucher. Pour résumer, une biographie qui se lit rapidement mais qui ne m’aura pas marqué.

L’homme qui pleure de rire – Beigbeder

Tout premier livre que je lis de Beigbeder et pour tout avouer, il ne me laissera pas un souvenir impérissable. Pour résumer, ce livre raconte comment Octave Parango se fait virer de Radio France suite à une chronique non préparée et ratée en directe. Tout au long de la narration qui se fait à la première personne, on suit les élucubrations de ce personnage et c’est fastidieux. J’ai jugé un tier du roman digne d’intérêt : les passages où il critique le monde de la radio et plus spécifiquement sa satire de l’humour qui démontre que dans notre société ça devient une forme de dictature. Les deux tiers restants sont sans intérêts : Octave nous raconte sa jeunesse, ses folles soirées, un monde révolu fait de fêtes et décadence.

Des yeux de soie – Françoise Sagan

Après une longue pause dans mes articles, qui s’est conjuguée à une longue pause dans mes lectures, je publie enfin un article sur le livre qui m’a fait arrêté de lire pendant une période de plusieurs mois. Ce livre, c’est Des yeux de soie de Françoise Sagan. Vous l’aurez compris à mes critiques précédente des livres que j’ai lu d’elle, j’aime ce qu’elle écrit sauf que, je n’ai pas du tout accroché à celui-là. Il est composé de dix-neuf petites histoires sur les relations amoureuses : ruptures, relations qui se fanent, mensonges, etc. Peut-être les histoires étaient elles trop courtes, peut-être les personnages n’étaient-ils pas assez développé, toujours est-il que je dois me souvenir de maximum deux histoires, et qu’avancer fut assez fastidieux bien que le nombre de pages soit assez limités. Un roman que je ne recommande donc pas.

La dame du manoir de Wildfell Hall – Anne Brontë

La dame du Manoir de Wildfell Hall d’Anne Brontë est un roman de l’époque victorienne qui remet en cause les critères moraux qui régissaient. Considéré comme l’un des premiers romans féministes, on y suit l’histoire d’Helen, une femme directe qui sait ce qu’elle veut et qui ose s’adresser aux hommes comme une égale.

La première partie du roman est narrée par Gilbert Markham, fermier prospère, via des lettres qu’il adresse à l’un de ses amis. Il y raconte l’arrivée de la mystérieuse veuve Helen Graham, dans l’une des grandes propriétés voisines délabrée – Wildfell Hall. Cette veuve et son fils Arthur suscitent la curiosité des habitants, curiosité non partagée par Gilbert, qui s’intéresse d’avantage à Eliza Millward bien qu’il n’en soit pas amoureux. Réticente à l’idée de côtoyer les gens du village, Helen se laisse malgré tout introduire avec son fils au sein de ce petit groupe fermé. A contre-courant dans sa manière de voir les choses, elle n’est guerre bien vue par la communauté. Seul Gilbert, contre toutes attentes, apprécie sa compagnie. Il l’apprécie tellement qu’il en délaisse Eliza et passe de plus en plus de temps avec la jeune veuve. Leur rapprochement déclenche rapidement des rumeurs, bientôt colportées par tous au sujet d’Helen, ses mœurs et sa moralité. Si dans un premier temps Gilbert n’accorde aucune crédibilité à ces calomnies, tout change le soir où il avoue ses sentiments à Helen. Cette dernière confirme à demi-mots qu’ils sont partagés, mais ne peut céder. Elle lui donne rendez-vous le lendemain car elle a un aveu à lui faire. Ce dernier repart chez lui le cœur battant, mais décide de rebrousser chemin. C’est alors qu’il voit M. Lawrence, un voisin, s’introduire chez la jeune femme, et surprend un conversation intime entre les deux amis. Fou de jalousie, Gilbert s’en retourne chez lui le cœur lourd, et ira même jusqu’à blesser M. Lawrence quelques jours plus tard. Après un moment, Gilbert fini par se rendre chez Helen, surprise qu’il ne soit pas venu comme convenu, tous deux s’expliquent et elle le prie d’emporter son journal et de le lire.

La deuxième partie du roman est la narration à la première personne d’Helen. Elle couche dans son journal intime les évènements marquants de sa vie. Sous la tutelle de son oncle et de sa tante, la jeune fille refuse le soupirant que sa tante veut lui faire épouser. Elle tombe sous le charme d’Arthur Huntington. Rapidement, ils se marient et le couple s’installe à Grassdale. Si au début tout se passe pour le mieux, leur relation se dégrade rapidement. Huntington est un homme égoïste, gâté, et qui se laisse aller à toutes formes d’excès. Helen tente de le raisonner mais le temps passe, et les vices s’intensifient. La naissance de leur fils Arthur ne calme pas les ardeurs de son père, qui abandonne souvent l’enfant aux soins de sa père pour de longues périodes. Il se rend régulièrement en ville et revient ensuite en piteux état. Si Helen pouvait le supporter, tout change lorsque l’enfant a un peu grandit et que son père décide de l’entrainer dans ses vices, notamment celui de la boisson. Tandis que Huntington recevait ses amis, la conviction d’Helen fut d’autant plus renforcée en apprenant que son mari a une liaison avec Lady Lowborough, la femme d’un de leurs amis. Elle ne peut tolérer que cela se passe sous son propre toit et affronte Huntington. Désormais, elle lui s’occupera de leur fils et de la maison, mais il ne pourra plus compter sur son amour et son affection. Peu à peu, elle envisage de s’enfuir avec son fils et l’aide de sa bonne. Elle fait de sa passion de la peinture une source de revenue potentielle en peignant frénétiquement pour pouvoir ensuite revendre ses tableaux. Malheureusement pour elle, un soir, Huntington découvre son journal et par la même occasion, son plan de fuite. Il fait jeter son matériel et lui confisque son argent. Prisonnière, Helen doit remettre son projet à plus tard, mais elle finira quand même par partir avec l’aide de son frère, M. Lawrence.

Dans la troisième partie du roman, Gilbert connait toute l’histoire. Il s’en retourne chez elle pour lui rendre son journal, et n’insiste pas quand elle lui annonce ne pas pouvoir l’épouser car elle est toujours mariée et qu’il n’est pas question de sentiments entre eux. Il faut que le jeune homme cesse de lui rendre visite. Gilbert se rend ensuite chez M. Lawrence pour lui présenter ses excuses. Le temps s’écoule quant un beau jour, Gilbert apprend qu’Helen a quitté Wildfell Hall pour se rendre au chevet de son mari malade. Huntington finit par succomber. Durant un an, Gilbert n’a presque plus de nouvelles de sa chère Helen, jusqu’à ce qu’Eliza lui apprenne qu’elle doit se remarier. Ne pouvant rester dans l’ignorance, Gilbert se rend sur place et découvre que ce n’est pas Helen mais M. Lawrence qui se marrie. Décidé à revoir l’objet de son amour, il se rend à Grassdae où vit Helen avec sa tante et son fils suite au décès de son oncle. Il apprend en chemin qu’elle occupe désormais une position financière confortable et n’ose se présenter. Il reste à errer devant les grilles de la demeure, et le hasard aidant, il croise Helen et sa petite famille rentrant de promenade. La fin est heureuse puisqu’Helen et Gilbert se marient et écoulent des jours heureux ensemble.

N’ayant jamais rien lu des sœurs Brontë, j’avais un peu peur que cette lecture traîne en longueur mais il n’en fut rien. Si l’on regarde de près, il se passe finalement peu de choses dans ce roman, et pourtant, on assiste à l’évolution du mode de pensées des personnages et de leurs sentiments au fil du temps. On remarque comment un homme peut pousser une femme aimante à la déception jusqu’à ce qu’elle n’éprouve plus rien d’autre que de la haine. Une lecture plaisante d’un classique qui gagne à plus de notoriété.

Rue de la Sardine – Steinbeck

Je dois avouer que j’ai été déçue de ma lecture de Rue de la Sardine de Steinbeck. Le roman se déroule au sein de Monterey, dans la rue qui constitue son titre. Fresque sociale de ses habitants, on découvre les liens qui les unissent les uns aux autres. Le personnage central est celui de Doc, un homme fondamentalement humain et respectueux des autres, autour duquel gravitent Mac et sa bande. Rue de la Sardine, on trouve également l’épicier Lee Chong, une homme minutieux qui tient ses comptes de près et qui fait crédit à tout le monde. Pour les rencontres et la détente, on se rend au Drapeau de l’Ours tenu par Dora. Alors certes, nous assistons à une tranche de vie, mais j’ai trouvé l’action plate, pour ne pas dire inexistante. Je n’ai pas non plus été aussi sensible que certains aux côtés humains des personnages. Aucun d’entre eux ne m’a touché ou marqué, que ce soit positivement ou négativement. J’ai trouvé Mack globalement stupide malgré son bon fond – l’incarnation même du vieil adage latin : « beati pauperes spiritu ». En conclusion, ce roman manquait de consistance et de saveur.

On la trouvait plutôt jolie – Michel Bussi

J’avoue que je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre en me lançant dans la lecture d’On la trouvait plutôt jolie de Michel Bussi en raison du résumé quelque peu mystérieux présent sur la quatrième de couverture. Je savais néanmoins que j’aurai affaire à un thriller, et je ne fus pas déçue. Le style de Bussi fait qu’on entre directement dans l’histoire et on ne peut s’empêcher d’avancer rapidement en raison de la brièveté des chapitres. Tout le roman tourne autour d’une famille, celle de Leyli et de ses trois enfants : Bamby, Alpha et Tidiane. En arrière-plan, le thème des migrants et des failles du système français est traité. Dès le début du roman, un meurtre est commis et nous connaissons l’identité de la coupable : Bamby. Nous en ignorons par contre le motif et c’est ce qui va nous pousser à tourner les pages.

Si ce n’est pas le meilleur thriller de Michel Bussi et que j’ai trouvé le dénouement un peu tiré par les cheveux, il n’empêche qu’on passe un bon moment sans s’ennuyer un seul instant.

Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates – Annie Barrows & Mary Ann Shaffer

Roman épistolaire, Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates conte la rencontre et la création du lien qui va unir Juliet, jeune écrivain à la recherche d’un sujet pour son prochain livre, aux habitants de l’île de Guernesey. En effet, Londres se relève douloureusement de la seconde guerre mondiale, et Juliet se voit commander une série d’articles. Par le fruit du hasard, elle entreprend une correspondance avec un habitant et membre du cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates et autres tourtes de Guernesey. Intriguée par un club au nom si peu commun, elle découvre via leurs échanges comment ce dernier est né par un tour habile pour échapper aux allemands. Peu à peu, elle entreprend une correspondance avec les différents membres du club et se lie tellement d’amitié avec eux qu’elle décide de leur rendre visite avec le soutient de son éditeur, et de non plus écrire des articles mais un roman.

Alors que dire sur ce roman si ce n’est qu’il se lit sans le cerveau et qu’on a rarement vue autant de personnages parfait parés de bonnes intentions à chaque page. L’auteur a bien incorporé quelques personnages moins sympathiques, mais leurs défauts sont tellement clichés que ça m’a donné envie de vomir. Exemple : le séduisant éditeur millionnaire qui tombe sous le charme de Juliet mais trop égocentrique pour comprendre l’attachement qu’elle a pour l’île et les habitants de Guernesey qui sont comme son second foyer et sa seconde famille. Côté personnages niais et cucul on a que ça ! Juliet la première qui adore d’emblée chaque personne, qui se fait adoptée par tous, qui est soutenue par son éditeur et meilleur ami. Bref, un condensé de gentillesse qui retire tout son charme à ce qui aurait pu être un bon roman. Le thème sous-jacent au livre est tout de même la seconde guerre mondiale, mais même là, on pourrait croire que c’était un moment difficile mais sans plus.

Vous l’aurez compris, définitivement pas un coup de cœur. Je vous le conseille uniquement si vous avez du temps à perdre et rien d’autre sous la main.

Les liaisons dangereuses – Laclos

Mythique roman écrit par Choderlos de Laclos sous forme épistolaire, Les liaisons dangereuses s’articulent en quatre parties. Tout commence lorsque la marquise de Merteuil apprend, via son amie Mme Volange, le mariage de sa fille Cécile avec le comte de Gercourt. La marquise, éconduite par ce dernier, décide de se venger en déshonorant la petite Cécile avant son mariage. Elle sollicite pour ce faire, l’aide de son ami et ancien amant, le vicomte de Valmont. Malheureusement, ce dernier qui passe quelques temps chez sa tante, Mme de Rosemonde s’y refuse : il a jeté son dévolu sur la Présidente de Tourvel, une femme mariée vertueuse. Ne souhaitant pas dévier de son plan premier, la marquise de Merteuil se rapproche de la jeune Cécile, devenant ainsi la confidente de la mère et de la fille. Elle pousse habillement Cécile dans les bras de son maître de musique, le charmant Danceny, si bien que les deux jeunes gens s’éprennent rapidement l’un de l’autre. Parallèlement, elle encourage Valmont à apporter la preuve écrite de la chute de Mme de Tourvel une fois celle-ci séduire. Le vicomte, certain de sa victoire, la lui promet et lui narre lettres après lettres l’évolution de son entreprise. La vertueuse présidente réussie toutefois à résister aux avances de Valmont et le pousser à rentrer à Paris. De son côté, la marquise de Merteuil, trouvant que les choses ne vont pas assez vite entre Danceny et Cécile, révèle leur attachement mutuel à Mme de Volange qui s’empresse de partir avec sa fille chez Mme de Rosemonde. Valmont profite de cette occasion pour les y suivre et retrouver la présidente de Tourvel, qui a de plus en plus de mal à cacher le trouble qui l’anime en présence du vicomte. Remarquant le trouble qu’il suscite chez la jeune femme sans pour autant triompher, Valmont consent à jouer un rôle plus important dans les affaires de la marquise. Il gagne peu à peu la confiance de Cécile en faisant transiter des lettres entre elle et Danceny, puis finit par la séduire et prendre place nuits après nuits dans son lit. Confuse, Cécile se confie à la marquise qui l’incite à poursuivre ses agissements et qui parallèlement séduit le jeune Danceny. La Présidente de Tourvel, ne pouvant réprimer plus longtemps ses sentiments, prend la fuite. Après plusieurs échanges, elle accepte de revoir Valmont et finit par lui céder. Danceny finit de son côté par succomber au charme de la marquise. Triomphant des sentiments de la Présidente, Valmont envoie à la Mme de Merteuil un bulletin de victoire, mais la marquise, certaines que Valmont éprouve de réels sentiments pour cette dernière, le met au défi de rompre avec elle. Orgueil oblige, Valmont envoie une lettre de rupture écrite par Mme de Merteuil elle-même à Mme de Tourvel. Tandis que la Présidente a le cœur brisé et sombre progressivement dans une lente torpeur qui ira jusqu’à la tuer, la marquise de Merteuil bafoue le vicomte de Valmont pour Danceny. Les deux meilleurs amis et conspirateurs se déclarent la guerre. Valmont réussi à faire en sorte que Danceny préfère Cécile à la marquise, tandis que la marquise montre les lettres de Valmont à Danceny. La tragédie est en marche. Danceny tue Valmont en duel, la Présidente de Tourvel meurt de chagrin, la jeune Cécile finit au couvant, et les manipulations de la marquise de Merteuil sont dévoilées à tous si bien qu’elle est obligée de s’exiler, touchée par la petite vérole.

Ce qui séduit dans cette lecture, c’est avant tout la plume de Laclos. Certaines phrases sont criantes de vérité : « Méfiez-vous des idées plaisantes ou bizarres qui vous séduisent toujours trop facilement. », certains passages scandaleusement romantiques : « Je volerai à vos pieds et dans vos bras, et je vous prouverai, mille fois et de mille manières, que vous êtes, que vous serez toujours, la véritable souveraine de mon cœur. », d’autres encore magnifiquement diaboliques : « Qu’alors, j’y consens, elle me dise : « Je t’adore », elle seule, entre toutes les femmes, sera digne de prononcer ce mot. Je serai vraiment le Dieu qu’elle aura préféré. » Tout le roman est écrit de la sorte et on se perd dans des tournures de phrases toutes plus voluptueuses les unes que les autres.

L’intérêt du roman réside également en ses personnages. Bien que ma préférence aille à la marquise de Merteuil, suivie en seconde position par le vicomte de Valmont, ces personnages perfides, calculateurs et cyniques ne seraient rien sans ceux qui pour moi, incarnent les personnages secondaires. La jeune Cécile par exemple, est puérile et ingénue, la Présidente de Tourvel est quant à elle vertueuse et moralisatrice. Elles incarnent les proies idéales mais également l’opposé de Merteuil et Valmont. Si j’ai tant aimé le personnage de Mme de Merteuil, c’est parce qu’elle se place au-dessus de ses congénères grâce à son orgueil sans limites et son mépris pour les faibles. Elle n’a aucune valeur morale et n’agit que pour exhausser les désirs de sa volonté, volonté elle-même soumise à l’orgueil et à la vanité. Il ressort d’ailleurs dans l’entièreté de ce roman une chose : l’amour est un sentiment qui n’existe pas mais un jeu dans lequel il faut gagner pour contenter l’égo.

Conclusion : à votre lecture !

Casino Royale – Ian Fleming

Casino Royale est le premier roman des aventures du célèbre agent 007, connu de tous sous le nom de James Bond, écrit par Ian Fleming. Notre agent secret britannique préféré est envoyé au casino de Royale-les-Eaux pour y affront Le Chiffre. Connu sous plusieurs noms, Le Chiffre est à la fois le trésorier d’un syndicat communiste de l’Est de la France, et un agent soviétique. Débiteur une grosse somme d’argent suite à un investissement ayant connu des pertes, il souhaite se refaire une santé financière en jouant au baccara. Bond arrive donc au casino, et a pour bras droit René Mathis, un agent français, Vesper Lynd envoyée par le SIS, et l’agent américain Felix Leiter de la CIA.

Nous sommes face à un roman d’aventure classique. Les chapitres sont courts, l’écriture est simple, l’action est au rendez-vous. On pimente la mission de l’agent 007 de quelques rebondissements, d’un peu d’action, d’une histoire d’amour avec la mauvaise fille, et on a ainsi le premier opus d’une longue série de romans. Attention cependant, si comme moi vous vous attendiez à une lecture haute en couleur, vous risquez d’être déçus.

Marie Stuart – Stefan Zweig

Peu habituée à lire des biographies, je me suis pourtant laissée tenter par celle de Marie Stuart et je ne regrette pas mon choix. La plume de Stefan Zweig nous transporte dans le vie de celle qui fut reine d’Ecosse. Les premiers chapitres sont destinés à l’enfance de Marie Stuart et aux liens familiaux qui sont les siens pour placer le contexte historique de l’époque.

Marie de Guise épouse Jacques V d’Ecosse le 12 juin 1538 à Saint-Andrews, et lui donnera trois enfants, deux fils morts au berceau puis une fille née le 8 décembre 1542 : Marie Stuart. Rapidement, on comprend toute la portée du destin de Marie, son père décène alors qu’elle n’a que six jours. Sa mère, Marie de Guise, est nommée régente. Rapidement, la main de Marie est promise à celle du futur roi d’Angleterre dont la religion qui fait foi est le protestantisme, mais sa mère, catholique, préféra unir sa fille au fils du nouveau roi de France Henri II.

Marie Stuart est envoyée en France à l’âge de six ans et son éducation se fait à la cour de France. Elle acquiert rapidement le goût des arts et des lettres. A l’âge de seize ans, elle épouse le dauphin François II. L’année suivante, Henri II meurt et Marie devient reine de France tout en restant reine d’Ecosse. Hélas, ce règne sera de courte durée puisque son jeune époux François II décède un an après. Catherine de Médicis reprend alors la régence du royaume de France. Rapidement, Marie repart pour l’Ecosse où elle retrouve un royaume triste et maussade, bien éloigné de la faste cour de France. La situation politique du pays est également tendue puisqu’elle retrouve un royaume dont la population est pour la majorité protestante.

Le reste de la vie de Marie Stuart ne sera qu’une suite de luttes et de mauvais choix. Elle confie la gestion du royaume à son demi-frère, le comte Moray. Si les premières années s’écoulent paisiblement, la question du remariage de Marie se pose et devient une question politique dont se mêle sa grande rivale, Elisabeth Ière. Finalement, elle jette son dévolu sur lord Darnley, trois ans plus jeune qu’elle, qu’elle épouse à Holyrood en 1565. C’est le début de sa perte, sa première erreur. En effet, quand il s’agit d’amour ou plutôt de passion, la souveraine perd sa raison et n’agit qu’en fonction de ses désirs. Malheureusement, le grand amour change rapidement de visage car Darnley se révèle vaniteux et brutal. Un fils nait de cette union, le futur Jacques VI d’Ecosse et futur successeur du trône d’Angleterre. Peu à peu, Marie et ses conseillers trouvent le moyens d’écarter Darnley de la gestion politique du royaume. Tout semble redevenir calme jusqu’à ce que Marie tombe éperdument amoureuse du capitaine Bothwell. Rapidement, sa vie bascule. Un vaste complot se met en place pour assassiner Darnley. Des lettres sont échangées. Le plan mis en place, il ne reste qu’à l’exécuter. Darnley est assassiné en février 1567 et très vite, la rumeur publique accuse Bothwell que Marie épouse à peine trois mois plus tard. La révolution gronde suite à cette nouvelle, et le couple est obligé de se séparer. Bothwell s’exile au Danemark où il finira enfermé. Marie, elle, part trouver refuge en Angleterre auprès de sa cousine Elisabeth où elle sera rapidement mise ne  résidence surveillée.

Une dizaine d’année s’écoulera dans un calme absolu pour Marie Stuart malgré sa captivité. Toujours avide de liberté, elle s’engouffrera dans un nouveau complot qui malheureusement était organisé par ses ennemis. Toutes les preuves sont réunies pour la faire exécuter. Après des mois d’hésitation, Elisabeth donne son accord, et Marie Stuart est exécutée au château de Fotheringhay le 8 février 1587.

Cette biographie se suit de manière chronologique et chaque personnage important fait l’objet d’une description psychologique. J’ai notamment trouvé très intéressant, le portait d’Elisabeth – on y trouve les motivations de la concurrence qu’il existe entre elle et Marie. Ces motivations ne sont pas tant politiques qu’humaines puisque tout opposait ces deux femmes. Un livre donc qui nous instruit de manière plaisante sur le destin tragique de cette grande reine, qui se lit simplement sans nous remplir la tête de dates, lieux, noms et autres informations qui nous font parfois perdre le fil.