Dead Zone – Stephen King

Ça faisait un petit bout de temps que je n’avais pas lu du Stephen King, je me suis donc lancée dans Dead Zone, et hélas, j’ai été assez déçue de ma lecture. Pourtant, j’ai eu un énorme coup de cœur pour la version cinématographique de Cronenberg. Contrairement au film, le livre peine à trouver son rythme : durant tout le roman, je suis restée en attente du commencement de l’action sans que ça n’arrive jamais.

L’histoire est celle de John Smith, un professeur qui suite à un accident se retrouve dans le coma pendant 4 ans, et qui, à son réveil, est doté d’un pouvoir : il voit l’avenir en touchant les gens ou les objets. Septiques, les gens autour de lui doutent de ses prémonitions. La plus inquiétante de ses prémonitions survient lorsqu’il rencontre Greg Stillson, candidat à la Chambre des représentants, et lui serre la main. Il a alors une vision apocalyptique de l’avenir : Stillson devient président des Etats-Unis et s’apprête à déclencher la prochaine guerre mondiale. Apparaît alors un dilemme moral : la vie de millions de personnes vaut-elle la vie d’un seul homme ? Sera-t-il capable de tuer cet homme pour sauver l’humanité ? Peu à peu, l’idée d’empêcher Stillson de nuire devient une obsession pour John.

Comme énoncé précédemment, bien qu’il se passe des choses, on attend sans cesse que l’action commence réellement, que le fil conducteur ou le suspense se lance. A certains moments, l’action semble commencer, puis la tension redescend comme un soufflet pour enchaîner sur une nouvelle longueur. Pas un coup de cœur en somme, et même une petite déception car je m’attendais à être en haleine de A à Z. Le concept des prémonitions aurait pu être beaucoup mieux exploité selon moi. Après, ce ne fut pas non plus une lecture ennuyeuse, mais si vous n’avez jamais lu du Stephen King, ne commencez pas par ce roman.

Ça – Stephen King

« Enfants, dans leur petite ville de Derry, Ben, Eddie, Richie et la petite bande du « Club des ratés », comme ils se désignaient, ont été confrontés à l’horreur absolue : ça, cette chose épouvantable, tapie dans les égouts et capable de déchiqueter vif un garçonnet de six ans…
Vingt-sept ans plus tard, l’appel de l’un d’entre eux les réunit sur les lieux de leur enfance. Car l’horreur, de nouveau, se déchaîne, comme si elle devait de façon cyclique et régulière frapper la petite cité. »

Ça de Stephen King se découpe en deux romans. Afin de simplifier ma critique, je ne vais pas dissocier les deux mais en parler au global. Globalement donc, j’ai passé un bon moment avec le « club des ratés », leurs peurs inconscientes, et leurs vies à chacun. Petite critique malgré tout, comme dans nombre de ses romans, King prend du temps à poser le contexte et à dépeindre chacun des personnages. Personnellement il m’a fallu atteindre les 150 pages avant d’enfin rentrer dans l’histoire. En effet, le roman s’ouvre sur le moment où chacun des personnages reçoit un coup de fil leur expliquant que Ça recommence et que conformément à leur promesse, ils doivent se rendre à Derry. On rencontre alors chacun de ces adultes avec leur petite vie qui se voit chamboulée d’un coup. Ce n’est qu’ensuite que le flash-back s’opère et qu’on découvre l’histoire de ces gamins que le destin a mis les uns sur la route des autres. L’histoire est suffisamment bien construite pour que présent et passé s’entremêle et pour que chaque personnage soit relié à un autre. Toutefois, j’ai été un peu déçue par la fin. Je m’attendais à une lutte finale époustouflante entre nos héros et le monstre, or j’ai été assez déçue. J’aurais aimé une fin plus complexe, or je me suis surprise moi-même à vouloir accélérer ma lecture des cent dernières pages, un peu comme j’ai été pressé au tout début du roman. Trois cents pages auraient facilement pu être retirées, mais cela ne retire rien au côté plaisant de cette lecture que je recommande à tous ceux qui sont fan du Maître.

Salem – Stephen King

J’ai longtemps hésité avant d’ouvrir Salem de Stephen King en raison de la longueur du roman. Ca faisait au moins trois ans qu’il trainait dans ma bibliothèque, or je viens enfin de me décider à l’ouvrir et à ma grande surprise, il se dévore comme une bonne tarte aux pommes. En effet, j’avais un peu peur que le livre traine en longueur comme ce fut le cas avec mon dernier Stephen King 22/11/63. Si le début du roman est un peu déroutant, on entre rapidement dans la ville de Salem et l’histoire de ses habitants. On débarque à Salem en même temps que le personnage principal Ben Mears, un écrivain qui a décidé de retourner sur les lieux de ses frayeurs de jeunesse pour donner naissance à un nouveau roman. Plusieurs années auparavant, Hubert Marsten, le propriétaire de Marsten House, une grande demeure située sur la colline de la ville, s’est suicidé tandis que sa femme a été retrouvée assassiner. Enfant, Ben a pénétré dans Marsten House avec pour mission d’en rapporter un objet. Tandis qu’il montait à l’étage et ouvrait la porte de la chambre, il vit le cadavre d’Hubert Marsten pendu et ses yeux s’ouvrir. Ben prit ses jambes à son cou et quitta la maison. Des années après, afin de vaincre ses frayeurs et pour écrire son nouveau roman, il souhaite louer quelques temps Marsten House. Hélas, il arrive trop tard car la demeure vient d’être louée par deux antiquaires : Straker et Barlow. Rapidement, le décor est posé. Viennent ensuite les premières disparition inquiétantes, auxquelles s’ajoute une peur grandissante.

 

J’ai beaucoup aimé cette première partie où le décor est posé. Le fait de ne pas savoir d’où provient le mal et surtout, de quel mal il s’agit. Lors de la disparition du jeune Ralphie Glick, on sait que quelque chose va survenir mais on ne sait pas quoi, et l’auteur réussi à nous emmener dans cette atmosphère pesante, pleine de peur. Finalement en poursuivant notre récit, nous découvrons que les habitants se transforment successivement en vampires. La suite du roman explique leur traque par Ben, Matt – un professeur de lycée qui se lie d’amitié avec Ben, Mark – un enfant qui reçoit la visite d’un vampire et qui réussi à ne pas succomber à son emprise, Jim Cody – le médecin en charge d’une partie des habitants de Salem, et le père Callahan.

 

Globalement, c’est un bon roman bien que ce ne soit pas mon Stephen King préféré. On passe cependant un bon moment de lecture et on entre rapidement dans l’histoire. Les pages se tournent aisément et l’intrigue et bien menée ce qui nous pousse à vouloir sans cesse avancer. J’ai cependant noté un ralentissement à partir de la page 700. Les suivantes ne sont pas inutiles, loin de là puisqu’elles nous permettent d’en savoir plus sur la ville de Salem et le mal qui la frappe, mais quelques longueurs auraient pu être évitées.

 

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22/11/63 – Stephen King

IMG_0708Jake Epping enseigne l’anglais à Lisbon Falls à des étudiants, mais également à des adultes en cours du soir. L’un de ses élèves, Harry Dunning, lui remet un essai qui le bouleverse. Il y raconte comment son père a massacré sa famille, et comment il s’en est sorti. Un peu plus tard, Jake croise son ami Al, qui a subitement pris un coup de vieux du jour au lendemain. Ce dernier lui apprend alors que son restaurant comporte un portail appelé le « trou du terrier » qui mène à 1958. Quelque soit le temps qu’on passe dans le futur, quand on revient dans le présent, seules deux minutes se sont écoulées. Peu à Peu, Al va convaincre Jake d’empêcher le meurtre de Kennedy. Cependant, avant de se lancer dans une telle entreprise, Jake décide de voir s’il peut réellement modifier le passer en sauvant Harry. Il prend l’identité de George Amberson et mène à bien sa mission, non sans difficultés car le passé n’aime pas être changé. Une fois Harry sauvé, Jake retourne dans le présent et constate que le passé peut être changé. Al meurt suite à sa maladie, et Jake repart dans le passé afin d’empêcher Lee Harvey Oswald de tuer le président. On suit alors la vie de Jake alias George durant 5 ans, et on le voit tomber amoureux de Sadie Dunhill, la bibliothécaire du lycée et on assiste au début de leur amour suite à une danse au bal du lycée. On assiste également à sa filature d’Oswald, à tous les impondérables qui surviennent, jusqu’au moment fatidique où il sauve le président au détriment de la vie de Sadie. Obsédé par la mort de celle qu’il aime, il retourne dans le présent bien décidé à retourner dans le passé et tout recommencer en sauvant Sadie. Hélas, en ayant sauvé Kennedy, le monde n’a plus rien n’à voir avec le présent que Jake a quitté. Il retourne dans le passé, tiraillé entre l’envie de sauver Sadie, et laisse r JFK mourir pour retrouver le monde qu’il a connu. La raison l’emporte, et Jake retourne dans le présent sans changer le passé. Bien plus tard, piqué par la curiosité, il retrouve Sadie alors agée de 80 ans. Lors de leur rencontre, elle semble le connaitre sans l’avoir jamais vu et le roman s’achève sur une danse qu’ils partagent.

 

Fan inconditionnelle de presque tous les romans de Stephen King, je dois admettre que mon opinion sur 22/11/63 est mitigée. L’histoire ne correspond pas du tout à celle à laquelle je m’attendais. En lisant la quatrième de couverture, on a un article de presse indiquant que John Fitzgerald Kennedy et sa femme Jackie sont sains et saufs à la suite d’une tentative d’assassinat. Je m’attendais à une dystopie ponctuée d’action or le livre ne traite pas du tout de ce sujet. Le début est prometteur car c’est la mise en place de l’intrigue, puis il sauve Harry et on a de l’action. Puis vient le moment où il s’installe et enseigne comme professeur. Ce moment est nettement moins intéressant. L’action revient réellement au moment où il sauve Kennedy. Puis de nouveau, le roman redevient moyen. Le moment où il retourne dans le futur est bâclé, mal décrit. La seule chose qui m’a plus dans ce roman, et encore car à force de trop en faire on y croit moins, c’est l’histoire d’amour entre Jake / George et Sadie. La seule phrase du roman que j’ai d’ailleurs retenue est : « Comme nous avons dansé ». Pour résumer mon avis sur ce roman, je dirais qu’il est moyen, et comporte des longueurs inutiles.